Familles et célibataires, consacré(e)s, prêtres et diacres...
Ensemble avec les pauvres et les enfants autour de Jésus-Hostie - sur les cinq continents
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9 place Verte, 59 300 Valenciennes -- (33) 03.27.46.66.27

Un pauvre pour un pauvre

La Maison du Pain de Vie, ce n'est pas seulement ceux qui y habitent. Ce n'est pas seulement quelques forts qui tiennent quelques faibles. C'est des hommes et des femmes rejoints les uns les autres par la Présence de Jésus-Hostie, et qui savent que c'est ensemble qu'ils sont appelés à prendre soin de ceux qui les entourent, à répondre aux demandes incessantes à la porte, aux appels des uns des autres, aux enfants, aux familles, à la prière, aux cris de ceux qui souffrent... Les uns apportent le pain, les autres partagent les innombrables dons, signes de la Providence sur cette communauté; d'autres encore prennent soin des enfants de celle qui justement, ce jour-là aide elle aussi une plus pauvre et son bébé, et puis on partage aussi ses talents artistiques en montrant aux enfants comment peindre  ... La Maison du Pain de Vie, c'est tout un peuple rassemblé dans la Maison de celui qui les attire à Lui...

Un beau rassemblement à Marvejols

Il y avait bien du soleil dans le ciel et dans les coeurs cet été à Marvejols en Lozère, où le petit Peuple de la Maison du Pain de vie s'est réuni, pour ceux qui pouvaient se libérer. On est venu de France et de Navarre, de Hongrie et de Roumanie, d'Allemagne et du Cameroun.
Joie des retrouvailles ou de faire connaissance. Joie d'une vie ensemble autour des tâches quotidiennes de notre maison, dans un cadre magnifique. Quelques ballades dans des sites sublimes ont aussi fait partie du programme. Notre camp communautaire a permis un repos bien mérité pour tous nos frères et soeurs très impliqués dans leurs maisons, mais aussi pour les personnes qui les fréquentent et qui ont pu vivre ce temps fraternel avec nous. Frère, soeurs, familles, enfants, célibataires, tous ensemble nous avons aussi célébré Marie, le 15 août. Qu'elle nous garde unis sous son manteau!
Voyez notre camp en images:

La vie, dans la maison de Valenciennes

Quelques photos de la vie à Valenciennes: la brocante, les jeunes filles entre 8 et 11 ans qui ont vécu un camp de Pâques avec Sr Marie-Thérèse, Sr Marthe et Sr Marie-Andrée, l'anniversaire d'Élodie et Nathan... En images...

Valenciennes: une année en images


La Maison du Pain de Vie de Valenciennes vient de publier sa lettre de nouvelles 2009, avec de nombreuses photos des fêtes des pauvres, des fêtes avec les enfants, les familles, les voisins, une vie de quartier débordante à découvrir tout en image. 
«36 adultes à la salle à manger, avec Sr Marie- Thérèse à la guitare, 13 enfants à la Maison des Enfants avec Sr Marie et du monde dans la cuisine à se démener avec Carole ! La participation active de chacun a permis de vivre un très beau passage à l’année nouvelle. Nous avons chanté et prié une heure à l’oratoire avant d’échanger le baiser de PAIX à Minuit ! 
Pendant cette belle veillée de prière, les plus petits ont dansé spontanément devant le Saint Sacrement, et Anne, notre amie de Belgique, a déposé sur l’autel sa première charte de Compagnon du Pain de Vie. C’était pour nous une grande joie de l’accueillir un peu plus dans la famille du Pain de Vie alors qu’elle fréquente nos maisons depuis 20 ans !
Tous ensemble nous avons confié à Dieu notre nouvelle année, après avoir rendu grâce pour les bienfaits de l’année 2009».

Il est notre Roc...


«Chers frères et soeurs,
Nous en sommes à notre quatrième déménagement  depuis que la communauté s'est installée à l'Ile Maurice.  Nous partons toujours vers des maisons( que nous louons) toujours moins confortables. Nous ne savons pas où Dieu nous conduit.  Nous trouvons la joie tout de même la où nous sommes implantés.  Il y a toujours à faire, et  heureusement Il est présent, là, dans l`Eucharistie.  C`est notre Roc.  

Nous devons toujours aménager notre maison en donnant priorité à Jésus et à la maison des enfants.  Après quelques mois d ìnstallation, c'est seulement maintenant que les gens du quartier commencent à nous comprendre -après la nuit d`adoration le jour du Christ Roi.  Nous avons plein d`Espérance, même  si les difficultés de la vie ne manquent pas.  IL est venu pour la terre entière apporter sa Paix.  Joyeux Noël et Bonne Année à Tous. Que le Seigneur bénisse chacun là oú il est et le rende fécond.»
Les frères et Soeurs de La communauté Pain de vie de l`île Maurice, 
avec le père Joseph Marie

Des nouvelles du Niger


«Le proverbe Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, pourrait s’appliquer à notre action au Niger,! à en juger par tout ce qui s’est passé depuis Janvier 2008…», écrivent Pascal et Marie-Annick Pingault, fondateur du Pain de Vie, dans la lettre de nouvelles qu'ils viennent de publier sur les projets qu'ils développent depuis plus de 20 ans dans ce pays d'Afrique, avec la Maison du Pain de Vie. 


De la construction d'un centre de santé à celle d'une chapelle qui a fière allure, de la formation de monitrices pour les maisons des enfants à la plantation d'arbres, la collaboration étroite avec les nomades Woodabes ou la création d'une entreprise pour assurer la vente de l'artisanat local, les réalisations sont nombreuses - avec autant de défis. Découvrez leur lettre de nouvelles en cliquant ici.

Des nouvelles du Pérou

Sr Marie et Szilvia, de Hongrie, sont retournées au Pérou depuis août dernier. Elles ont envoyé des nouvelles de leur vie quotidienne. On trouvera l’intégrale de leur lettre, avec photos, en suivant ce lien.

« Imaginez-vous le lever du soleil vu d’avion sur le désert entre Lima et Arequipa : on ne se lasse pas ! À Arequipa, nous avons retrouvé le P. Alain-Marie et les 35 enfants et jeunes du Refuge ainsi que Yeny. Le Refuge s’agrandit et s’embellit : avec le soutien d’amis québecois, qui ont passé six mois sur place, Alain vient de construire un nouveau bâtiment de 12 chambres, WC et douche, qui a remplacé deux pièces devenues vétustes. (...)

Enfin, le vrai voyage commença : le bus Juliaca-Masiapo… Nous faillîmes arriver tôt pas de panne, ni de crevaison, ni de glissement de terrain inopiné ; nous étions déjà presque à Cuyo-Cuyo (230 km de Juliaca ; 3400 m d’altitude après le beau col à 4800 m) et stop ! Cinq bus bloqués dans un village : l’un d’eux avait pendant un temps refusé la priorité à celui d’en face ; au moment où les choses s’arrangeaient, un passager un peu éméché a lancé une pierre dans la vitre du bus n°1…et ils étaient prêts à en venir aux mains… avec 300 personnes autour qui attendaient paisiblement depuis 2 heures ; il a suffit de se mettre entre les deux pour leur rendre la capacité de se parler… et tout s’est arrangé…3/4 d’heure plus tard. J’aime ces gens, tout est possible ! Bonne première expérience de la résolution locale des conflits ! (...)

Arrivée assez tardive à Masiapo (by night). Hilda nous attendait avec un repas : merci ! Grand rangement, ménage de la maison (inoccupée depuis avril sauf par les chauve-souris). Enfin, dimanche 6 septembre, à 3 heures du matin, nous attendions le « combi » (mini-bus) qui nous conduit sans encombre à Pampayanamayo…»

Pèlerinage avec les enfants



Dimanche le 13 septembre, la ville de Valenciennes vivait le millième pèlerinage en l'honneur de Notre Dame du Saint Cordon. De huit heures du matin jusqu'en soirée, après une messe de deux heures qui réunissait une quinzaine d'évêques, des dizaines de prêtres et des milliers de personnes, les pèlerins se sont mis en route. Ils ont fait le tour de la ville avec grande dévotion, en suivant la statue de la Vierge.

Sr Marie-Thérèse, Sr Marthe et les enfants de la maison ainsi que des anciennes de la Maison des Enfants ont fait le «tour des enfants», adapté à leur âge. Tout au long du parcours, les enfants ont fait preuve d'un profond recueillement qui a impressionné de nombreux adultes. Beaucoup marchaient aussi avec leurs familles.

Le lendemain, nouvelle journée dans les rues de Valenciennes, pour une mission d'un tout autre genre: la grande brocante annuelle, avec les amis, les pauvres et les bénévoles. D'autres brocantes nous attendent en octobre. Les brocantes sont une des sources de revenu de la maison mais aussi une manière très concrète d'impliquer tout et chacun dans la vie de la maison, que chacun y trouve sa place.



Un camp paisible et joyeux



Des enfants, des pauvres, des familles, des jeunes et des moins jeunes, mais aussi des consacré(e)s, prêtre, diacre, des amis et des gens engagés dans la Maison du Pain de Vie...C'est tout le petit Peuple de la Maison du Pain de Vie qui s'est retrouvé pour une dizaine de jours à Zochcin, un petit village au coeur de la Pologne où Sr Margarete vit depuis près d'une dizaine d'années avec les enfants qu'elle a adoptés, quelques accueillis et d'autres familles. Nous étions une soixantaine, de Pologne, Allemagne, Hongrie, Roumanie, France, Belgique, Ile Maurice et Canada.

Au cours de l'été 2008, nous avions décidé que le thème de ce camp serait : «Donnez-leur vous-même à manger». Or c'est précisément par l'évangile de la multiplication des pains que cette semaine de travail, de rencontre, de réflexion et de fête a commencé. Nous avons très simplement vécu la vie du Pain de Vie de Pologne: travaux des champs, activités pour les enfants, messes et Adoration eucharistique dans la belle chapelle de bois, témoignages et enseignement pour s'ouvrir à l'action de Dieu dans nos vies et notre communauté, détente et fête avec des musiciens venus pour la circonstance ou tout simplement autour du feu.
Nous avons aussi pris le temps de visiter les maisons que la communauté polonaise a mis sur pied toutes ces années: refuges pour malades ou femmes en difficulté à Varsovie, maisons et refuges pour familles, ateliers d'économie sociale à Jancowice... les réalisations sont impressionnantes.

Nous avons simplement vécu ensemble mais c'est précisément cette vie simple, partagée et toute paisible qui aura marqué les uns les autres. Merci à nos frères et soeurs de Pologne pour leur accueil sans faille, jusque dans les moindres détails.

Une petite «Pentecôte des pauvres»




En 1983, le Pain de Vie avait organisé la Pentecôte des pauvres, un rassemblement qui a réuni près de 5 000 pauvres et qui a marqué les esprits de tous ceux qui ont vécu cet événement d’une rare ampleur. Depuis, c’est très régulièrement qu’il nous est donné de vivre la Pentecôte avec les pauvres autour de nos maisons, et cette année n’a pas fait exception.
Pour la veillée de la Pentecôte, nous avons reçu quelque 75 personnes dans la maison, essentiellement des plus pauvres de Valenciennes. Une première partie de la fête a réuni les enfants des proches et de la Maison des enfants pour une activité et un temps de prière avec eux. Puis nous avons partagé un repas où se mêlaient toutes sortes « d’oiseaux » du Valenciennois.
Le temps de prière a été particulièrement intense : chacun des convives est venu se présenter devant Jésus-Hostie, en demandant la prière de la Communauté pour une intention toute personnelle. Riches et pauvres sont venus, comme ils étaient, entrant parfois quelques minutes seulement dans la chapelle mais pour un réel cœur à cœur avec Jésus. Toute la nuit et la journée du dimanche, l’Adoration a pu avoir lieu – certains la vivaient pour la première fois.

Le dimanche de Pentecôte aura aussi été marquant pour la maison : Sr Marthe et Sr Marie-Thérèse ont été appelées d’urgence par les services pénitenciers, Maurice, longuement soutenu par la maison, se mourait. Les sœurs ont juste eu le temps d’arriver pour l’accompagner au passage de la mort. Emmené dans le souffle de la Pentecôte. Dans la semaine qui a suivi, elles ont géré les émotions de leurs amis de la rue; elles ont retrouvé la maman de Maurice, qui ne l’avait vu depuis des années; elles ont aussi obtenu, contre tous les règlements et en négociant pied à pied avec les administrations, que le corps de Maurice soit ramené à Valenciennes et enterré dans la ville, pour que ses amis puissent venir se recueillir sur sa tombe.


Rép Centre-africaine : la Maison des enfants

«Nous voici en fin de cette année scolaire où nous avons clôturé les activités de la Maison des enfants, avec les frères de la maison de Bangui. Les chants, les danses, les poèmes et des sketchs ont été au coeur de la cérémonie. Les parents étaient présents, ainsi que les amis, les voisins et le chef du quartier. Tous ont grandement remercié la Maison du Pain de Vie pour ce service rendu auprès des enfants. Nous aussi, nous avons beaucoup appris de ces enfants, sous le regard de la Vierge Marie, qui les protège.» -- Aimé Francis.

Ile Maurice : Procession et déménagement



À l’occasion de la fête du Saint-Sacrement, le Père Joseph-Marie a organisé avec les membres de la Maison du Pain de Vie de l’Ile Maurice une procession du Saint-Sacrement : «Nous sommes partis des quartiers bien pauvres pour ensuite célébrer l`Eucharistie dans l`Eglise. Les habitants des différentes religions ont honoré le Seigneur en ornant l’avant de leurs maisons. Mystère de ce Dieu qui ne cesse de toucher le coeur des hommes…», écrit-il. Les frères et sœurs de l’Ile Maurice sont en plein déménagement : «Nous allons dans une autre maison, un peu plus modeste mais dans le même quartier, car le propriétaire ne connaît rien d`autre que l'argent. Mais nous avons pu trouver une autre maison : nous avons quelques réparations à faire à nos frais mais nous pourrons payer le loyer avec nos propres moyens.»

Foisonnement au Rwanda

Wolfgang W. et Sœur Marie ont visité en avril les frères et soeurs du Rwanda. Pour tous les deux, c’était leur première visite de ces frères et sœurs de la Maison du Pain de Vie dans les Grands-Lacs, dont la fondation remonte à 1994. «Découverte d’un pays magnifique et fort bien organisé, des gens courageux et d’une très grande dignité dans une pauvreté très laborieuse, résume Sr Marie. Le moindre centimètre carré est cultivé avec soin. Nous avons visité notre maison de Rulindo, ainsi que plusieurs autres groupes dans le pays qui cheminent avec la Maison du Pain de Vie (certains vivent déjà en communauté depuis plusieurs années). Visite ausi au  nouveau Refuge pour les enfants de la rue à Kigali, ouvert par deux de nos frères. Nous avons été édifiés par leur fidélité et leur joie dans la vocation.»

Les deux jours de « récollection-formation » ont aussi permis de découvrir des frères du Burundi et du Congo-RDC. Ces journées se sont achevées par une très belle prière pour chacun dans la chapelle de Rulindo où Jésus-Eucharistie est adoré TOUTES les nuits, les journées étant consacrées au travail à à l'accueil.

Mgr  Thaddée Ntihinyurwa, l'Archevêque de Kigali que nous avons eu la joie de rencontrer, aime beaucoup cette maison de Rulindo : il nous a donné de sages et forts conseils de père en Église qui nous aideront à être toujours plus fidèles à notre vocation dans ce pays. 

France: visite de Mgr Joseph Boishu

Le 11 mai 2009, Mgr Joseph Boishu, évêque auxiliaire de Reims- Ardennes (France) est venu partager 24h de  la vie de la communauté. Il a rencontré les membres de la maison, les pauvres qui la fréquentent, les enfants de la Maison des Enfants.

Mgr Boishu a eu une session de travail avec des membres du Collège des Anciens présents à Valenciennes, suivie d'une rencontre avec les fondateurs de la Communauté. Avec de nombreux pauvres, nous avons célébré l'Eucharistie. Le recteur de la basilique du Saint-Cordon et futur curé de la paroisse nous a aussi rejoints pour le repas fraternel. 

Depuis l'Assemblée communautaire de Marvejols (août 2008), la Maison du Pain de Vie poursuit un dialogue avec Mgr Joseph Boishu. En mars dernier, à titre de responsable du « groupe d’accompagnement du  Renouveau » pour la conférence épiscopale française, il a proposé de nous accompagner dans cette étape de la communauté, comme signe de  notre insertion ecclésiale, en France et à l'étranger si nécessaire.

Hongrie: une Hostie vivante


Il y a une dizaine d'années, Gabor est entré dans la chapelle du Pain de Vie, à Martonvassar, en Hongrie. «La responsable m'a mis là, devant le Saint-Sacrement, sans me donner le mode d'emploi. Je suis resté une heure, et en une heure j'ai compris toute la profondeur de l'Adoration eucharistique.»
Gabor est devenu compagnon du Pain de Vie. C'est un passionné de l'Adoration. Progressivement, sa santé l'abandonne. Il est devenu très lentement handicapé, et très souffrant du dos et des jambes. Cet homme pourtant est rayonnant. Son visage est plein d'une présence et d'une grande paix. Souvent, il écoute les personnes accueillies dans cette maison en banlieue de Budapest. Sa simple présence leur fait du bien. «Un jour, j'ai accepté d'offrir ma souffrance au Christ, dit-il. Depuis, mystérieusement, la joie ne cesse de monter en moi.» 
Lors de sa première heure d'Adoration, Gabor a pris une Bible. Voici la Parole qu'Il a reçue et qui soutient sa prière pour toute la Maison du Pain de Vie:  «J'irai vous prendre dans toutes les nations ; je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai sur votre terre. Je verserai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés. De toutes vos souillures, de toutes vos idoles je vous purifierai. Je vous donnerai un coeur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J'enlèverai votre coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair. Je mettrai en vous mon esprit : alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles. Vous habiterez le pays que j'ai donné à vos pères. Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. » (Ezéchiel, 36, 24-28) - (7 mai 2009)

Valenciennes - scènes quotidiennes




Mercredi 29 avril, inauguration officielle de la friperie dans les murs de la communauté. Le mercredi, c’est aussi le jour de la banque alimentaire. La maison était pleine de vie, un croisement incessant de gens parfois très simples aidant... des gens parfois très simples. Sans l'aide des pauvres eux-mêmes, la friperie n'aurait pas pu être installée. Les photos se passent de commentaires. 

Pendant des années, la maison de Valenciennes a animé une boutique d'artisanat et de friperie dans une rue commerçante de la ville. C'est maintenant à la maison même que l'artisanat sera proposé. Avec la friperie, le partage des uns et des autres nous permet de soutenir des dizaines de familles, tant en France que dans les pays du Sud.

Un camp très animé

Onze petites filles, 
un petit gars, une douzaine d'enfants de 2,5 ans à 13 ans ont envahi la maison de Valenciennes le temps des congés scolaires. Une ribambelle qui tournoie autour de Sr Marie-Thérèse et Sr Marthe, de Louise et de Cassia pour ce camp d'enfants mené sur le thème de la miséricorde. C'est toute la maison qui vibre de leur présence !
Outre les danses, les jeux, les dodos pas à la maison, les séances interminables de coiffure le matin, les repas et les vaisselles ensemble, les temps de prière très animés à l'oratoire, les enfants auront mené des ateliers pour préparer du matériel de brocante, dont les fruits servent à soutenir des projets en Afrique. D'autres enfants ont trié des boutons, eux aussi destinés à des mamans africaines qui en ont besoin ou les utilisent pour gagner leur vie. Le deuxième jour du camp, nous avons reçu quantité de dons  de nourriture et de fruits, de quoi proposer des tables réjouisssantes! Ces jeunes sont issus de tous les milieux de la région. Depuis ses origines, la Maison du Pain de Vie a placé les enfants et les familles au coeur de la mission qui lui est confiée. Dans quelques jours, c'est un autre camp qui s'organisera en banlieue de Paris, cette fois pour des jeunes filles un peu plus âgées.


De l'Ile Maurice


Des nouvelles du père Joseph-Marie, qui avait perdu toutes les adresses mail dans son ordinateur au retour d'une mission fructueuse à Agaléga. «Je suis partant pour venir cet été au camp communautaire en Pologne et à la retraite des consacrés. Ici à l'Ile Maurice, tout tourne à trois mille à l`heure: qu'on le veuille ou non, c'est ça, la mission. À la communauté ici, tout se passe bien. Même avec le strict nécessaire, la charge pour porter la vie est criante: le loyer, la petite école, La lumière, l'eau.... Je serai plus qu'heureux de vous retrouver pour vivre des temps forts.
Bonne route vers Pâques. Dans ma paroisse, l'Adoration attire des foules de toutes confessions. +Joseph Marie»

L'avenir de la maison de Valenciennes

Le Collège, en lien avec les gens de la maison, a entrepris des démarches très actives pour assurer l'avenir de notre maison de Valenciennes. Le Pain de Vie l'occupe depuis exactement 20 ans, et cette maison est dédiée aux pauvres et à l'Adoration depuis plus de 100 ans. Fin mars, l'association propriétaire nous a informés qu'elle souhaite revendre la maison, puisque le diocèse ne veut pas la recevoir pour le Pain de Vie, sans cependant nous empêcher d'y rester. L'association nous propose, en priorité, de l'acheter «à un prix privilégié», que nous ne connaissons pas encore. Le Collège a marqué un accord de principe de l'acheter, non pour la Maison du Pain de Vie mais pour les pauvres de cette ville avec laquelle notre communauté a fait alliance, au nom du Christ et de l'Église. C’est dans le même esprit que nous avions acheté, il y a quelques années, 55 parcelles de terrain au Niger, afin que les lépreux puissent investir dans leur terrain et bâtir dignement leur vie. Une fois que nous connaîtrons le prix de vente, nous solliciterons largement les réseaux de la communauté pour qu'à travers eux, la Providence puisse se manifester et que les pauvres soient servis, avec Jésus, en cette maison. Nous cherchons également la formule juridique qui garantira l'avenir de cette maison, en cohérence avec nos choix communautaires et le Livre de Vie.
Pour rappel, l’Association propriétaire a acheté en 2001 cette maison des Pères Maristes, pour que le Pain de Vie puisse y poursuivre la mission menée depuis 1989 : que la maison soit un lieu qui appartienne à la Sainte Vierge, comme un refuge où elle puisse accueillir les pauvres. L'avenir de cette maison aura très certainement un impact pour toute la communauté.

Des nouvelles de St-Domingue


Du 26 mars au 4 avril, Sr Marie et Sr Marthe ont visité la MdPdV et ses proches à Saint Domingue: «Nous avons vécu dans la maison communautaire du quartier des Guandules, un ancien bidonville de la capitale qui s'est petit à petit amélioré. Les enfants de la Maison des Enfants se retrouvent pour les uns chaque matin et pour les autres chaque après-midi. Nous avons pu réviser le matériel éducatif, réparer quelques jeux abîmés et faire un peu de formation avec les monitrices. D'anciennes monitrices ont maintenant ouvert leur propre lieu éducatif plus près de leur maison. Elles nous ont reçues chez elles pour le repas et nous montrer leurs enfants qui ont grandi. "Carlitos", (voir photo) le dernier fils de Miledis a maintenant 13 ans et réussit brillamment ses études.
Le vendredi, lendemain de notre arrivée, nous avons participé au chemin de croix dans les rues des Guandules où les amis du quartier et de la paroisse nous ont saluées avec effusion. La paroisse est animée par des Jésuites. Le jeune curé nous a reçues pour évoquer avec nous la mission du Pain de Vie dans le quartier. J'ai fait connaissance avec la famille de Tivin qui a été longtemps compagnon. Elle habite maintenant avec sa fille Esther dans un autre quartier. Son fils Armando est marié avec Evelyne qui a participé au pèlerinage communautaire à Rome en 2000. Ils ont deux petits garçons et vivent dans une des deux maisons de la communauté. Nous avons mangé tous ensemble le dimanche midi dans la maison des Guandules.
Nous avons aussi visité la Maison des Enfants du batey Haïtien. Le batey est un village de bois dans la banlieue (environ 30 km de la capitale), au milieu des plantations de canne à sucre où les Haïtiens sont venus travailler dans des conditions très difficiles. Claudia, la monitrice, venait de perdre par électrocution, son mari Eduardo et un jeune garçon adopté Juan Carlos, et lors de notre visite une femme et son enfant ont été assassinés. Malgré les palmiers et cocotiers la vie est rude ! José-Luis qui a appris à lire à la Maison des Enfants ne peut pas aller à l'école primaire car ses parents n'ont pas de quoi lui acheter une paire de chaussures! J'ai pu ainsi constater que les Maisons des Enfants sont très précieuses pour ces deux réalités.» -- sr Marthe